Centrale thermique de Grosbliederstroff

Centrale thermique de Grosbliederstroff

Gagne-pain pour certains, usine à poussière pour d'autres, la centrale électrique thermique des HBL à Grosbliederstroff a incontestablement marqué l'histoire de la commune dans une région qui a dû sa prospérité aux mines. Mise en service en 1954 et arrêtée définitivement le 31 mars 1987 la centrale employait en moyenne 300 personnes qui assuraient l'entretien et le fonctionnement de ce bâtiment qui alimentait en électricité la population Est-Mosellane. Après avoir suscité de vives craintes suite à son arrêt par la possible création d'une vaste usine d'incinération la centrale et ses deux cheminées ont finalement été détruites en 1990.

Dès 1947, seulement deux ans après la fin de la seconde guerre mondiale qui a durement touché la région, les Houillères de Lorraine réfléchissent à l’implantation d’une centrale permettant de valoriser les bas produits appelés schlamm, un déchet minier composé de fines poussières de charbon et d’eau, en provenance des lavoirs des puits de mines du secteur Est des Houillères. Le site de Grosbliederstroff est finalement choisi par les HBL pour sa proximité avec la Sarre et son canal permettant la réfrigération des condenseurs. C’est donc à partir 1949, parallèlement à la centrale Émile Huchet de Carling, que la centrale électrique est construite. Pendant quatre années les ouvriers de la société Dietsch et Cie de Sarreguemines sont à pied d’œuvre pour construire ce vaste bâtiment de béton armé qui se distingue par ses briques rouges.

Centrale 1953-1959

La centrale électrique thermique de Grosbliederstroff est mise en service en 1954. Le transport du charbon du triage ferroviaire de Marienau dans le bassin houiller jusqu'à la centrale est effectué par un téléphérique de 13 km de long qui permet d'acheminer 275 m3 de matière par heure à une vitesse de 2,5 mètres par secondes. Les H.B.L. possèdent deux centrales : la centrale de Grosbliederstroff a une puissance de 220 000 kW alors qu'Emile Huchet à Carling monte à plus de 1 300 000 kW après la mise en service de son groupe 6.

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